Le COTA est une association indépendante de solidarité internationale (ONG de droit belge), active dans le domaine de la coopération au développement. Elle est attachée aux valeurs de solidarité, de démocratie, de pluralisme, d’équité et justice sociales. Elle est agréée et partiellement financée par la Direction générale de la Coopération au développement belge.
Historique
Le COTA fut créé en 1979 à l’initiative de plusieurs ONG belges francophones pour apporter aux ONG un appui et des conseils en lien avec la technologie appropriée. Quelques années plus tard, il a élargi son champ d’action à la problématique du développement en général, intégrant ses dimensions sociales, économiques et politiques, et pas seulement technologiques. Il a également progressivement étendu son public bénéficiaire aux divers acteurs de développement du Nord et du Sud.
Mission du COTA
L’objectif du COTA est le renforcement des acteurs, au Nord et au Sud, qui influencent ou interviennent dans les processus du développement. Ce renforcement porte sur :
leur connaissance et leur compréhension des contextes du développement et de ses enjeux au niveau global et local,
leurs capacités d’analyse critique et de réflexion,
leurs capacités d’action et de travail en synergie.
Pour atteindre ses objectifs, le COTA développe des services d’information, de formation, d’étude, de conseil et de mise en relation de personnes, via son centre de documentation en réseau, ses interventions, formations, animations d’ateliers, réunions, événements, des publications de textes, revues, livres...
Ces services sont basés sur des activités de veille d’information et de recherches documentaires, d’observations de terrain, de participation à des réunions/ rencontres/forums d’échanges.
Ils sont proposés par le COTA ou commandités par d’autres institutions (consultance).
Clients et bénéficiaires
Personnes et institutions, qui travaillent dans le domaine du développement ou qui s’y préparent :
ONG, associations, fondations
Pouvoirs publics, administrations et agences de coopération régionales, nationales (Bel, Fr, Lux), internationales (Nations Unies), Commission européenne, ...
Universités, écoles supérieures, étudiants
Villes et communes, syndicats...
Acteurs relais vers le grand public :
Médias
Enseignants et éducateurs
Décideurs politiques
Leaders d’opinion...
Thématiques spécifiques
Spécialisation du COTA
Travail sur les aspects de méthodologies du développement : évaluation, identification, formulation de projets, gestion de projets, outils et méthodes de recherche-action, approche acteurs, approche systémique appliquée au développement...
Travail avec des acteurs de la société civile
Utilisation de méthodes participatives
Relations multiacteurs
Spectre thématique & compétences multidisciplinaires du COTA
Développement rural : sécurité alimentaire, agriculture, systèmes de production, approches filières, vulgarisation, appui aux petites entreprises et aux organisations paysannes, petites infrastructures, commerce équitable, ...
Communication pour le développement et gestion des projets, radios de proximité, NTIC, Journalisme et médias
Renforcement institutionnel des ONG et des organisations de base du Nord ou du Sud
Education, formation professionnelle
Genre
Coopération décentralisée, développement local en lien avec la décentralisation et la citoyenneté
Personnes ressources
Equipe interne pluridisciplinaire d’une dizaine de personnes
Réseau international et multilingue (FR, EN, NL, ES, PT, Arabe, langues et dialectes locaux) d’experts externes (Nord & Sud)
Partenaires au Nord et au Sud : associations, centres de recherche, bureaux d’études, institutions publiques, etc.
Valeurs
Solidarité
Démocratie
Pluralisme
Equité et justice sociales
Principes de travail
Echange et respect des opinions et des cultures
Equité de genre
Pluridisciplinarité
Engagement
Réflexion critique et recherche de qualité
Respect de la déontologie
Indépendance d’opinion
Vision du COTA
LE COTA a défini sa vision du développement, de la coopération ainsi que des acteurs du développement, comme un idéal vers lequel tendre et auquel il souhaite contribuer.
Vers quel développement tendre ?
Un développement qui ne vise pas seulement la croissance économique et le bien-être matériel mais qui, dans une perspective de solidarité entre les peuples et avec les générations futures, est régulé de façon plus équitable et concertée (du local à l’international) de manière à ce que les ressources (existantes et produites) contribuent à la réduction des inégalités, à l’émancipation sociale, culturelle et politique ainsi qu’au bien être de tous.
Vers quelle coopération tendre ?
Une politique de coopération qui puisse influencer les autres politiques des Etats du Nord, qui intègre de façon cohérente la diversité des enjeux du développement, qui accompagne les logiques d’intervention complémentaires entre le Nord et le Sud, qui se base sur des approches concertées entre les parties concernées, gouvernementales et civiles.
Une coopération ouverte aux démarches multiacteurs et aux expertises apportées par d’autres secteurs.
Tout en poursuivant sa recherche de qualité, elle veille à ce que ses méthodes et outils ne la détournent pas de ses objectifs, et évite la bureaucratisation.
Une coopération ONG dont l’axe central est la structuration et le renforcement de la société civile.
Vers quelle situtation tendre concernant les acteurs du développement ?
Tous les acteurs poursuivent l’objectif commun d’un développement équitable et durable. Les populations et les décideurs des deux hémisphères prennent conscience qu’ils vivent en partie en interdépendance. Les acteurs de la coopération sont professionnels, ce qui signifie qu’ils ont une bonne connaissance de leurs domaines d’action (thématique), et des contextes global et spécifique (notamment les acteurs), qu’ils savent analyser, et ils définissent et gèrent leurs interventions en conséquence. Ils sont stratégiques et visent des objectifs pertinents.
Ils sont professionnels, mais ils évitent le corporatisme. Ils ont une approche multidisciplinaire, ils sont ouverts au dialogue, se concertent et travaillent en synergie, (collaboration, partenariat...).
Ils respectent la déontologie propre au secteur.
Ils disposent des capacités et moyens suffisants pour agir et prennent en compte les diversités de genre.
Ils maintiennent toujours un esprit critique par rapport aux actions et aux orientations politiques et méthodologiques du développement. Ils tirent les leçons de l’expérience et recherchent l’innovation. Ils connaissent les méthodologies, mais les utilisent pour guider la réflexion. (Professionnalisation n’est pas savoir méthodologique ! mais utilisation des méthodologies à bon escient).