Multi-acteurs et innovation

“La transition est un processus de transformation au cours duquel un système complexe passe d’un état d’équilibre dynamique à un autre système…”

Ce titre est une citation d’un article intéressant signé par Erwan Mouazan et publié sur le site de Groupe One. Il s’intitule :”Transition management: gérer la transition écologique via l’innovation systémique”

En lien avec la revue n° 133  (décembre 2011) « Les acteurs dans la systémique » ainsi que le 134  (mars 2012) sur « Le modèle de l’organisation apprenante » auquel Groupe One a justement contribué. Il peut également être lu en complément du n° 128 (septembre 2010) « La gestion des programmes multi-acteurs »

Ce qui m’a accroché particulièrement est que, d’une part, les changements “systémiques” constituent des processus qu’il faut structurer parce qu’ils n’évoluent pas « naturellement » dans le sens constructif et que, d’autre part, cela implique que des instruments particuliers doivent être maîtrisés par toutes les parties. Il s’agit en particulier de:

  1. mettre tous les acteurs impliqués au même niveau, y compris le gouvernement;
  2. traduire les objectifs de durabilité dans une vision partagée du futur et en des chemins de transition;
  3. prévoir un espace pour expérimenter des projets innovants;
  4. prévoir une évaluation permanente de l’ensemble.

Contrairement au discours des (back)donors de la coopération au développement, ces programmes multi-acteurs innovants ne sont pas dès le début plus efficients – en terme de plus de résultats pour moins de moyens –, mais nécessitent par contre un investissement supplémentaire au démarrage. Tout le lien avec les dynamiques de décentralisation politico-administratives consiste essentiellement à développer cette culture et ce savoir-faire aux ensembliers présents dans les entités décentralisées appelées “arènes de la transition”.

L’article fait référence à une publication en Anglais qui applique le “multilevel perspective (MLP)” et le “Transition management TM” sur le changement de paradigme. “Les déchets deviennent, et sont dorénavant valorisées comme des matières premières” (http://bit.ly/LywSvc); lire p. 44 chapitre 4,2,3 “Rules of the Game” et p. 73 chapitre 6 “In search of policy lessons: understanding change and stability in policy”

Voici un extrait du texte qui vous en donnera un avant-goût:

“Le transition management : accompagner le changement de paradigme

La transition est un processus de transformation au cours duquel un système complexe passe d’un état d’équilibre dynamique à un autre système. Cette transition s’appuie sur la multiplication de micro-changements produits simultanément à différents niveaux et dans différents secteurs de la société (technologique, institutionnel, comportemental ou culturel). Ces changements se renforcent et s’amplifient mutuellement jusqu’à entraîner une reconfiguration du système en question.

Comment susciter une telle transformation visant une société plus durable ? La gestion de la transition, approche académique développée initialement aux Pays-Bas apporte des éléments de réponses. Celle-ci s’inscrit dans un processus cyclique et itératif d’apprentissage collectif, géré par une équipe de représentants du gouvernement, d’entrepreneurs et d’experts et structuré autour de quatre instruments : (voir plus haut)

 

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